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: Harel Paul .
: Portrait photographique. Photographie originale
: .

"Cliché Pirou à Paris. ""Sd, vers 1895, portrait photographique original (10,5x16cm)de Paul Harel (18 mai 1854 et mort en 1927). Fils dun avocat de Saint-Lô, Paul Harel court les champs plus qu'il ne fréquente lécole. Il est mis en apprentissage à lâge de quatorze ans chez le pharmacien de Montreuil-l'Argillé, où il vend des onguents tout en apprenant un peu de latin chez le curé local. De seize à dix-neuf ans, il est typographe à Nogent-le-Rotrou, où il imprime les uvres de Paulin Paris, Gaston Paris et Paul Meyer. Théophile Féret a dit de lui : « Depuis les Rimes de broche et dépée, tout le monde connaît le cabaretier dÉchauffour, et depuis les Souvenirs dauberge, il a annexé sa grande salle à la littérature normande. Avant Barrès, il a dégagé quelques-unes des intimes correspondances entre la lignée, le sol et le culte ancestral. Il a voulu nous raciner à la terre natale. » Dans la préface de son premier recueil, Sous les pommiers, paru en 1879, Paul Harel a pris soin dexpliquer pourquoi il embrassé la profession dhôtelier : « Mon père était avocat, mon grand-père aubergiste ; jai repris le métier de celui-ci par amour du pittoresque. Jai cru devoir donner ce mauvais exemple à mes contemporains, en un temps où les fils de la terre désertent leurs foyers, où la vie des ancêtres est inconnue, sinon dédaignée. » S'il na pas regretté son choix, cest bien aussi un peu parce que, pour lui, « le grand secret de tout est dans la charité », et que lancestrale profession lui permet de pratiquer cette vertu sur une large échelle en accueillant chez lui les miséreux, les gueux qui passent sur la route :Voici la Misère qui passe,Ouvrez la ports à deux battants ! La Bonne Auberge. Paul Harel a été aimé en retour. Il jouit, dans son pays, dune popularité de bon aloi. « Dans lOrne, dit encore Féret, on lui porte une tendresse religieuse. » Paul Harel a chanté les charmes de la nature et la vie rurale avec une sincérité et une simplicité qui nexcluent ni le pittoresque ni la grandeur. Dans son dernier volume, quil préfère aux autres, Les Heures lointaines (1903), il puise surtout son inspiration dans la foi, quil ne conçoit point sans la charité. En 1895, il fut appelé à diriger, à Paris, une grande revue catholique, La Quinzaine. Mais les splendeurs de la capitale ne purent lui faire oublier son pays natal : aimant la simplicité rustique, il résigna bientôt ses fonctions directoriales pour retourner à Échauffour. Source Wikipédia."""

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